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Rendre à César…

Vous l’avez sans doute entendu à la radio ou lu dans les journaux, l’Université de Montréal a décerné hier un doctorat honoris causa à Jacques Parizeau. Cet honneur était mérité à plus d’un titre.

Vous l’avez sans doute entendu à la radio ou lu dans les journaux, l’Université de Montréal a décerné hier un doctorat honoris causa à Jacques Parizeau. Cet honneur était mérité à plus d’un titre.

M. Parizeau est un diplômé de notre grande université, il a obtenu son baccalauréat de notre école affiliée, HEC Montréal, où il a enseigné. Il a aussi contribué à construire le Québec moderne en le dotant des instruments économiques et financiers pour qu’il puisse accomplir sa destinée.

Il faut toujours rendre à César ce qui appartient à César. Et c’est ce que nous avons fait hier sur le parterre de la Caisse de dépôt et placement, une institution qui symbolise à elle seule l’apport considérable de Jacques Parizeau au développement économique du Québec. Cet homme a tout fait, et presque l’impossible, pour munir le Québec des instruments économiques et financiers dont il avait besoin pour que les Québécois puissent accomplir leur destinée.

Ce que j’ai dit aux quelque 300 personnes conviées pour l’occasion, c’est que la vie de Jacques Parizeau est d’une admirable cohérence. Et il est extraordinaire de voir à quel point cette vie est tressée dans celle du Québec. Que les partisans de Jacques Parizeau, nombreux, le considèrent comme un des fondateurs du Québec moderne, rien de plus normal. Mais que ses adversaires, qui sont bien quelques-uns, le voient eux aussi comme un des fondateurs du Québec moderne, ce consensus révèle toute la carrure de l’homme, et la portée de son héritage.

On entend parfois les artistes dire que leur œuvre est plus grande qu’eux-mêmes. Peut-on faire le parallèle ?  J’ose le faire : celui qui a été le 26e premier ministre de l’histoire a apporté au Québec une contribution qui dépasse sa propre personne. Par son engagement universitaire, politique, patriotique, il a été dans le poste de pilotage du Québec pendant plus de 60 ans. Il a guidé le Québec depuis la Grande noirceur jusqu’à la mondialisation.

Le Québec n’est peut-être pas le pays qu’il a rêvé et qu’il rêve encore de faire. Mais les Québécois savent qu’ils pourraient le faire, ce pays. Jacques Parizeau a amené les Québécois à l’indépendance… d’esprit.

Texte complet de mon allocution.