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Montréal, métropole universitaire

J’écrivais récemment à nos diplômés que « Montréal est une artiste ». Et que si notre ville est un foyer assez unique de créativité en Amérique du Nord, c’est notamment en raison de l’exceptionnelle concentration d’universités sur son territoire.

J’écrivais récemment à nos diplômés que « Montréal est une artiste ». Et que si notre ville est un foyer assez unique de créativité en Amérique du Nord, c’est notamment en raison de l’exceptionnelle concentration d’universités sur son territoire.

Montréal est la 10e ville universitaire au monde, la 2e en Amérique du Nord et 1ère au Canada. Elle est la reine de la recherche universitaire au Canada. Ses universités accueillent 65 % de tous les étudiants universitaires du Québec. Et leurs activités représentent 2,5 % du PIB de la grande région métropolitaine.

C’est ce qu’ont rappelé plusieurs intervenants pendant le forum « Montréal, métropole universitaire », qui se tenait lundi dernier à l’invitation des neufs établissements d’enseignement supérieur de Montréal et de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Plus de 450 membres de la grande communauté montréalaise s’étaient réunis pour réfléchir ensemble au rôle des universités de la métropole et à leur contribution au développement de notre société.

Mes collègues recteurs et moi-même ne prenions pas la parole – une dure épreuve pour des universitaires ! Nous étions là pour écouter. Et c’est ce que nous avons fait.

Nous avons entendu Simon Brault dire avec verve que les universités sont des phares de la métropole culturelle et qu’elles ne s'en vantent pas assez. Gabriel Bran Lopez, le fondateur de Fusion Jeunesse, expliquer le rôle capital des étudiants universitaires dans les initiatives parrainées par son organisme pour contrer le décrochage scolaire. Martin Carrier, de Warner Brothers video, nous révéler que Montréal est devenu le « Hollywood du jeu vidéo ».

De tout ce qui s’est dit au cours de cette matinée, je retiens les propos à la fois critiques et constructifs de l’ancien premier ministre Pierre-Marc Johnson. M. Johnson a clairement laissé entendre que nos universités sont un peu trop jalouses de leur autonomie et qu’elles gagneraient à mieux concerter leur action. Mais il a pris soin d’ajouter que tout le réseau est aujourd’hui fragilisé par les événements des derniers mois, ce qui ne joue certainement pas en faveur de la société québécoise.

Ses dernières paroles devraient servir de mot d’ordre au prochain sommet : « Il n’y a pas d’avenir dans le statu quo. »