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La persévérance scolaire : c’est aussi l’affaire des universités

Au cours des dernières années, le Québec a marqué des points dans la lutte contre le décrochage scolaire. Malgré tout, 2 Québécois sur 10 entrent dans la vingtaine sans diplôme d’études secondaires. C’est encore trop. Et c’est pourquoi les Journées de la persévérance scolaire, qui se tiennent du 11 au 15 février, conservent toute leur pertinence.

Le problème est sérieux. Le coût social d’un seul décrocheur est énorme, mais c’est à titre personnel que se joue le véritable drame: à travers chaque occasion qu’on laisse filer parce qu’on ne possède pas les compétences requises. Et à travers le découragement et l’isolement qui en résultent.

Les universités sont peut-être à la toute fin du parcours éducatif, mais leur rôle est énorme dans tout ce qui touche au soutien des élèves du primaire et du secondaire. D’abord parce qu’elles forment les enseignants, les administrateurs scolaires et une grande partie des intervenants du milieu de l’éducation. Ensuite parce que les nouvelles idées qui font avancer l’éducation proviennent de leurs chercheurs en sciences de l’éducation, mais aussi des domaines de la santé et des sciences sociales. Enfin parce qu’à force de côtoyer les autres ordres d’enseignement on finit par vouloir mettre la main à la pâte.

À l’Université de Montréal, nous menons plusieurs projets en collaboration avec des écoles primaires et secondaires et des cégeps. Quelques exemples? Dans le quartier multiethnique de Parc-Extension, nos professeurs et étudiants offrent des services éducatifs et de santé à des enfants en difficulté. Nous avons lancé, avec le Collège de Bois-de-Boulogne, un parcours éducatif unique qui vise à revaloriser la profession d’enseignant grâce à des stages d’observation et des cours novateurs. Et depuis près de 20 ans, le Projet SEUR organise notamment des séjours d’immersion à l’UdeM pour sensibiliser les élèves du secondaire de milieux défavorisés à la poursuite des études.

Un bon enseignant ou une intervention réussie peut faire toute la différence dans la vie d’un élève. Une main tendue de l’extérieur du milieu scolaire aussi. La réussite de nos élèves prépare celle, collective, de notre société, car à peu près tous les enjeux sociaux trouvent une solution dans une éducation de qualité, qui ne laisse personne derrière.