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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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C’est tout un vent de changement qui a balayé le Québec et le Canada en entier lors de ces élections. De manière incontestable, la population du Canada a voulu confier la direction du pays à une autre équipe et aussi à une autre génération.
La semaine prochaine, des centaines de personnes se presseront au Centre culturel canadien de Paris. La raison de cette affluence? La présence de délégation de l’Université de Montréal prête à recevoir les candidatures des jeunes Français qui souhaitent venir étudier à Montréal. Des rencontres comme celles-là se tiennent un peu partout en France et ailleurs dans le monde, pour l’UdeM tout comme pour les autres universités québécoises.
L’éducation est un des piliers de notre société. Pourtant, au fil des ans, nous avons laissé collectivement nos établissements se dégrader. Ce déclin me préoccupe au plus haut point. Au début, rien n’y paraît. Comme pour les viaducs, les fissures ne sont pas tout de suite visibles. Mais après dix ou quinze ans, les dommages sont indéniables.
Je viens de lire Le niveau baisse! (et autres idées reçues sur la langue), de Benoît Melançon, professeur au Département des littératures de langue française. En moins de 120 pages, il dégonfle quelques mythes sur le sujet et bouscule la plupart des préjugés dont se nourrit le discours public sur l’état du français en terre québécoise.