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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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Au cours des dernières semaines, des dizaines de milliers d’étudiants ont gagné les campus québécois. À l’Université de Montréal, ils sont toujours plus nombreux. Plus de 70 000 étudiants fréquentent maintenant l’UdeM et ses écoles affiliées, HEC Montréal et Polytechnique Montréal, c’est 47 % de plus qu’il y a 15 ans.
On me demande parfois quel est le plus grand risque pour l’Université de Montréal. Ma réponse a toujours été la même : une atteinte à notre réputation. Plus la réputation est bonne, plus le risque est grand. Et la réputation de l’UdeM est excellente.
Le quotidien du recteur d’une université n’est pas banal. Hier soir, mon cœur a vibré au rythme d’un tambour autochtone. Nous avons lancé, en même temps que la Semaine autochtone à l’UdeM, de nouveaux programmes en études autochtones.
On dit souvent que l’Université de Montréal est une ville dans la ville. Ce n’est pas faux. Nos 39 pavillons occupent une part importante du flanc nord du mont Royal. Mais ce campus qui surplombe les quartiers Côte-des-Neiges et Outremont n’est pas une ville fermée, réservée à nos étudiants et à notre personnel. C’est un site patrimonial plein de vie que de plus en plus de gens vont découvrir et redécouvrir dans les mois à venir.
Ma rentrée en première année de médecine date de quelques décennies, mais je me rappelle très clairement du vertige que je ressentais alors. Je venais de quitter la maison, j’arrivais seul à Sherbrooke, je n’avais comme certitude que mes ambitions et ma soif d’apprendre.
Dans une de mes vies antérieures, j’ai bien connu un Syrien d’origine du nom d’Abdul Halim Mheir. Il était médecin radiologiste, comme moi, à l’Hôpital Saint-Luc, maintenant intégré au CHUM.