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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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Dans l’entrevue que je lui ai accordée, et dont il rapporte les propos ce samedi, le chroniqueur Francis Vailles avance que les chiffres sur lesquels je m’appuie pour conclure au sous-financement des universités québécoises sont « erronés ».
Plusieurs personnes remettent en question le sous-financement des universités québécoises. Et pour étayer leur propos, tous référent à la même source : le « Bulletin no 40 » diffusé en 2011 par le ministère de l’Éducation. Le même bulletin que Francis Vailles citait, dans La Presse de samedi, pour questionner l’efficacité de nos universités.
Une fois n’est pas coutume, faisons un peu de politique-fiction. Imaginons un instant que le Canada cherche à réduire les coûts de la formation universitaire à l’échelle du pays et que pour ce faire, le gouvernement fédéral lance un appel d’offre aux provinces, dont l’éducation est, faut-il le rappeler, un champ de compétences.
Encore une fois cette semaine, les médias ont rapporté des rumeurs de compressions dans les universités. Ces compressions s’ajouteraient aux précédentes et nous arrivent à mi-parcours de l’exercice budgétaire. Ce n’est pas la première fois que l’État nous demande de retourner à notre calculette en cours d’année. En trois ans, l’Université de Montréal a produit sept budgets, chaque fois pour s’adapter à de nouvelles règles de financement. Ça use, comme on dit.
Vous l’avez sans doute entendu à la radio ou lu dans les journaux, l’Université de Montréal a décerné hier un doctorat honoris causa à Jacques Parizeau. Cet honneur était mérité à plus d’un titre.
La semaine dernière, nous avons célébré le 10e anniversaire du campus de Mauricie dans une « atmosphère presque euphorique », comme l’écrit une journaliste du Nouvelliste. Il y avait de quoi ! En 2004, lorsque nous avons délocalisé à Trois-Rivières une formation de premier cycle complète en médecine, personne ne s’attendait à un tel succès.