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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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2013
Cette semaine, je donnais une entrevue sur la position de l’Université de Montréal sur le projet de loi 60, connu par tous comme le projet de charte de la laïcité. L’Assemblée universitaire s’est penchée sur la question cette semaine et nous avons convenu que ce projet de charte ne répond pas aux besoins de notre université. Du même coup, les membres de notre assemblée ont tenu à réaffirmer l’infaillibilité des principes de laïcité, de neutralité de l’État et d’égalité entre les hommes et les femmes. Des principes, du reste, qui sont déjà coulés dans le ciment législatif de notre société.
Comme vous le savez, je suis médecin. Et comme nombreux de mes collègues, j’ai parfois tendance à penser que la maladie est démocratique, qu’elle frappe indifféremment hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, Québécois d’origine et ressortissants étrangers.
Cet été, j’ai assisté à une formation en radiologie, ma discipline.
Chaque automne, la tradition veut que le recteur de l’UdeM s’adresse aux membres de l’Assemblée universitaire, l’équivalent du Sénat pour notre communauté. C’est l’occasion de faire le point sur les grands dossiers de l’heure et sur les orientations de la prochaine année. Entre nous, nous appelons cet exercice, avec une once d’ironie, le discours sur l’état de la nation.
Lundi dernier, au lendemain des élections municipales, je prenais la parole, au nom des dirigeants des universités canadiennes, à l’installation de la nouvelle principale de l’Université McGill, Suzanne Fortier. Une cérémonie touchante, qui accueillait la première francophone à la tête de ce prestigieux établissement d’enseignement.
Une récente étude des Nations unies place le Canada au 6e rang des pays les plus heureux dans le monde, après le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède.
Selon les auteurs, six facteurs clés façonnent le bien-être d’une population : le PIB réel par habitant, l’espérance de vie, avoir quelqu’un sur qui compter, la liberté perçue dans les choix de vie, être à l’abri de la corruption et la générosité. Le bonheur aurait aussi des effets secondaires bénéfiques. Les gens heureux vivraient plus longtemps, seraient plus productifs, gagneraient plus d’argent et seraient de meilleurs citoyens.
En juin dernier, dans la foulée des nombreuses collations de grade que j’ ai le plaisir de présider, j'ai fait une rencontre inhabituelle et un peu inusitée !
J’ai décerné son diplôme de médecine à une jeune femme qui ressemble beaucoup à sa mère.
Je me suis réjoui aujourd’hui du prolongement annoncé de la ligne bleue du métro. Cette ligne longe tout notre campus montréalais : les stations Côte-des-Neiges, Université-de-Montréal et Édouard-Montpetit pour le campus principal et la station Parc pour les édifices qui abritent notre École de santé publique, notre école d’audiologie et orthophonie et plusieurs services administratifs. Bientôt aussi les stations Outremont et Acadie seront les portes d’entrée privilégiées de notre futur campus Outremont.
Depuis que le gouvernement a présenté son document d’orientation sur un projet de Charte des valeurs québécoises, nombreux sont ceux qui me demandent de prendre position, dénoncer, cautionner, critiquer, proposer. Bref, on souhaite que j’intervienne dans un débat public qui enflamme les pages des quotidiens, les émissions d’affaires publiques et les lignes ouvertes.
La première retombée d’une recherche, c’est de faire avancer une discipline et notre connaissance du monde. Mais il arrive que certaines recherches aient également des retombées hors du strict domaine du savoir. Retombées économiques, sociales, culturelles, politiques.
Contrôle des dépenses publiques, baisse d’impôts, lutte contre la corruption, création d’emplois, aide médicale à mourir, lutte contre les inégalités : voilà les priorités que les Québécois fixent aux parlementaires pour cet automne, selon un sondage commandé par l’hebdomadaire L’actualité. L’éducation? Elle doit sans doute figurer dans « Aucune de ces réponses » puisque les répondants devaient sélectionner trois enjeux parmi la douzaine proposés. C’est peut-être le plus triste de l’affaire : même pour les sondeurs, l’éducation n’est plus au programme!
Dans la Chine communiste, fortement égalitariste par principe, on note pourtant ces dernières années une puissante différenciation entre les universités. Cette différenciation ne se voit pas seulement dans les mandats ou les disciplines enseignées, mais aussi en matière de statut, de financement public, de budget, de droits de scolarité…
De façon frappante, la famille chinoise mise énormément sur la formation universitaire de leurs enfants – ou plutôt de leur enfant, étant donné la politique de contrôle des naissances qui prévaut en Chine.
J’amorce aujourd’hui une série de billets sur la Chine, pays fascinant s’il en est. Lors de mon récent voyage dans l’empire du Milieu, j’ai eu la chance de rencontrer les présidents de plusieurs universités, dont certaines parmi les plus prestigieuses au monde. Nous avons fait connaissance, signé des ententes, mais nous avons aussi parlé finances…
Depuis plusieurs mois, il règne un certain pessimisme à Montréal. Pourtant, je suis de ceux qui continuent de lui prédire un brillant avenir.

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