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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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Les universitaires sont les experts dans lesquels les Québécois ont le plus confiance. C’est ce que nous apprenions récemment dans un sondage annuel mené par la firme de relations publiques Edelman.
Qu’est-ce qui fait la notoriété d’une université? Beaucoup de choses et parmi elles, assurément, l’excellence des chercheurs et chercheuses qui forment sa communauté.
Je reproduis la lettre d’opinion que j’ai écrite en réaction au reportage de La Presse sur l’inconduite scientifique, et qui est parue aujourd’hui dans les pages du quotidien.
Depuis que le gouvernement canadien a annoncé qu’il ira de l’avant avec son projet de légaliser le cannabis dès juillet 2018, de nombreuses réflexions ont été entreprises, ici, à l’Université de Montréal, comme ailleurs. Les enjeux soulevés par ce projet sont multiples, ils touchent une panoplie de secteurs et les délais sont courts.
Ce matin, une lettre d’opinion a été publiée dans trois quotidiens québécois, co-signée par la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, la principale de l’Université McGill, Suzanne Fortier, et moi-même. Ensemble, nous souhaitions attirer l’attention sur la mission de recherche des universités, à titre de dirigeants des trois universités québécoises membres du U15, le regroupement des quinze grandes universités de recherche du Canada.
En cette semaine de la rentrée, je suis porteur d’une excellente nouvelle. On a annoncé mardi la plus importante subvention de recherche de l’histoire de notre établissement : 93,6 millions de dollars pour soutenir nos efforts d’innovation en sciences des données.
Cette lettre ouverte est parue dans l’édition du 13 février 2016 de La Presse.
Sous le titre « S.O.S. savoir », Paul Journet plaidait la semaine dernière pour une relance de l’économie québécoise qui passerait essentiellement par l’innovation et l’éducation. « Éduquer et innover. Voilà les deux verbes qui devraient guider Québec », écrivait avec aplomb l’éditorialiste de La Presse. Sa voix s’ajoute à plusieurs autres qui se sont prononcées ces dernières semaines en faveur d’une stratégie de développement économique axée sur le savoir.
Pour des millions d’entre nous, une petite partie du temps des Fêtes s’est déroulée il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine... Star Wars remet la science-fiction à la mode, mais en toile de fond de ces récits mythologiques modernes, il y a l’espace, le vrai, qui fascine tout autant et même plus.
Nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire d’une invention encore toute jeune qui a redéfini la façon dont les gens communiquent entre eux. Le 12 mars 1989, Tim Berners-Lee, un informaticien employé par le plus grand centre de recherche mondial sur la physique des particules, le CERN, près de Genève, a eu l’idée de ce qu’on appelle aujourd’hui un navigateur Web. L’objectif était scientifique.
En regardant les nominations dans la catégorie « Meilleurs films » aux Oscars, une chose m’a frappé. Sur les huit films en lice, on retrouve non pas un, mais deux portraits de scientifiques. Celui du mathématicien Alan Turing, réputé comme le père de l’informatique, dans Le jeu de l’imitation, et celui du physicien Stephen Hawking dans La théorie de l’univers.
La journée d’hier a été riche en émotions pour toute personne qui s’intéresse à la science au Canada. En matinée, les médias révélaient que l’Observatoire astronomique du Mont-Mégantic, un laboratoire de recherche de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, devrait fermer ses portes le 1er avril, faute de financement de la part du gouvernement du Canada.
Depuis cet été, une vague de sympathie déferle dans les médias québécois pour Mai Duong, cette Montréalaise d’origine vietnamienne atteinte d’une leucémie et incapable de trouver un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse.
Le monde universitaire français a de longue date été une inspiration pour nous. Or, ce modèle est en pleine mutation en ce moment, comme l’est d’ailleurs la société française.
La première retombée d’une recherche, c’est de faire avancer une discipline et notre connaissance du monde. Mais il arrive que certaines recherches aient également des retombées hors du strict domaine du savoir. Retombées économiques, sociales, culturelles, politiques.