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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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La nouvelle charte de l’UdeM, en vigueur depuis la fin septembre, assure une meilleure représentation des chargés de cours dans nos processus décisionnels. Et pour cause : ces enseignants, superviseurs de stages, chargés de formation pratique, chargés de clinique ou coachs de musique ont un poids grandissant sur nos campus et leur contribution au rayonnement de l’université n’est plus à démontrer.
En donnant le coup d’envoi, cette semaine, aux travaux de construction du tout nouveau Réseau express métropolitain (REM), le gouvernement du Québec, CDPQ infra, la Ville de Montréal, avec l’appui de leurs partenaires et du gouvernement du Canada, ont posé un geste structurant qui changera notre regard sur la ville.
À l’approche des Fêtes, l’Université de Montréal s’est fait un cadeau. Elle a honoré l’un de ses plus prestigieux diplômés d’une façon tout à fait particulière : en lui dédiant une salle. Et pas n’importe laquelle. Celle de l’Assemblée universitaire, qui porte maintenant le nom de salle Roger-Guillemin.
Un phénomène malheureux a pris de l’ampleur dans les dernières années, d’abord visible dans les commentaires diffusés sur le Web sous le couvert de l’anonymat, ensuite à visage découvert dans le débat public et dans la rue : c’est le manque d’empathie et de respect.
Je savais qu’André Dudemaine, un Innu, était un défenseur très actif des cultures des Premières nations – il a cofondé, entre autres, le festival montréalais Présence autochtone. J’ai découvert il y a quelques jours, lorsque nous lui avons remis un doctorat honoris causa, qu’il est aussi un grand orateur.
Le 12 octobre dernier, l’Association des diplômés de l’UdeM remettait sa plus haute distinction, l’Ordre du mérite, à l’ancien premier ministre du Québec Bernard Landry, diplômé de la Faculté de droit de la promotion 1963.
Depuis que le gouvernement canadien a annoncé qu’il ira de l’avant avec son projet de légaliser le cannabis dès juillet 2018, de nombreuses réflexions ont été entreprises, ici, à l’Université de Montréal, comme ailleurs. Les enjeux soulevés par ce projet sont multiples, ils touchent une panoplie de secteurs et les délais sont courts.
Vous savez ce que j’aime le plus de la rentrée ? C’est un coup d’accélérateur social. On se lève un matin et, soudain, on sent partout dans la ville que le rythme a changé. Tout le monde semble avoir des fourmis dans les jambes, l’air décidé et la tête pleine de projets.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, nous a fait hier un double honneur. Celui, d’abord, de sa présence sur notre campus au jour 1 de la rentrée universitaire. Celui, aussi, d’avoir cité en exemple l’Université de Montréal alors qu’elle dévoilait aux médias sa stratégie pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel sur les campus du Québec.
En cette Journée internationale des femmes, je vous pose une énigme. En 1971, lors de la remise des premiers diplômes de notre jeune Département d’informatique, 10 des 45 finissants étaient des femmes. Dans les décennies qui ont suivi, la proportion d’étudiantes a progressé dans l’ensemble de l’université (elle atteint aujourd’hui 67 %). Les sciences de l’informatique, toutefois, ont suivi une tendance inverse. Actuellement, sur 45 diplômés du Département d’informatique et de recherche opérationnelle, seulement 6 sont des femmes…
L'essentiel
La professeure Michèle Brochu, qui enseigne la physiologie à l’Université, a toute mon admiration. À chaque début de trimestre, elle amorce tous ses premiers cours en racontant l’histoire de Maxime, son fils cadet, qui s’est enlevé la vie à l’âge de 16 ans. Une profonde douleur qu’elle traîne en elle depuis le 28 février 2012. Et que tous ceux qui liront son témoignage partageront un peu avec elle.
Le quotidien du recteur d’une université n’est pas banal. Hier soir, mon cœur a vibré au rythme d’un tambour autochtone. Nous avons lancé, en même temps que la Semaine autochtone à l’UdeM, de nouveaux programmes en études autochtones.
On dit souvent que l’Université de Montréal est une ville dans la ville. Ce n’est pas faux. Nos 39 pavillons occupent une part importante du flanc nord du mont Royal. Mais ce campus qui surplombe les quartiers Côte-des-Neiges et Outremont n’est pas une ville fermée, réservée à nos étudiants et à notre personnel. C’est un site patrimonial plein de vie que de plus en plus de gens vont découvrir et redécouvrir dans les mois à venir.
Ma rentrée en première année de médecine date de quelques décennies, mais je me rappelle très clairement du vertige que je ressentais alors. Je venais de quitter la maison, j’arrivais seul à Sherbrooke, je n’avais comme certitude que mes ambitions et ma soif d’apprendre.