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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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La semaine dernière, plus de 300 000 étudiants et étudiantes sont entrés en classe dans les universités québécoises. C’est un rituel qui nous émerveille chaque fois, le début d’un temps nouveau à petite échelle, un rite de passage individuel et collectif qui est la promesse de connaissances à acquérir, de rencontres à faire, de diplômes à obtenir et, dans bien des cas, de professions à exercer. C’est l’avenir en marche.
Il est réjouissant de constater que les universités montréalaises font partie intégrante de la nouvelle stratégie de développement économique de la Ville. L’une des grandes orientations de cette stratégie de cinq ans, présentée la semaine dernière par la mairesse Plante, est de « miser sur les talents et le savoir », ce qui signifie essentiellement de miser sur les partenariats avec les universités.
La campagne pour la mairie de Montréal a été chaudement disputée, mais l’Université de Montréal ne pouvait pas « perdre ses élections » : ce sont deux de nos diplômés qui s’affrontaient!
Depuis que les presses française et québécoise se sont intéressées à notre opération de recrutement à l’intention des étudiants français exclus de l’enseignement supérieur hexagonal, il ne se passe guère une journée sans qu’une connaissance, un professeur, un donateur ne me fassent la remarque, toujours à peu près la même : « Alors, comme ça, l’UdeM recrute les rejets du système français ? »
En inaugurant le Centre hospitalier de l’Université de Montréal tout au long du week-end, nous avons célébré un grand accomplissement collectif. Construire un hôpital universitaire est un incroyable défi. Dans le cas du CHUM, nous en avons réuni trois ! Ce que nous avons fait à Montréal, plusieurs grandes villes n'auraient même pas osé y penser.
En cette semaine de la rentrée, je suis porteur d’une excellente nouvelle. On a annoncé mardi la plus importante subvention de recherche de l’histoire de notre établissement : 93,6 millions de dollars pour soutenir nos efforts d’innovation en sciences des données.
La semaine dernière, je prenais la parole devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et d’illustres invités dont le premier ministre du Québec et le maire de Montréal. J’ai parlé de l’importance des diplômés universitaires pour notre métropole. C’est assurément l’un de nos plus grands atouts sur la scène internationale.
Lundi dernier, au lendemain des élections municipales, je prenais la parole, au nom des dirigeants des universités canadiennes, à l’installation de la nouvelle principale de l’Université McGill, Suzanne Fortier. Une cérémonie touchante, qui accueillait la première francophone à la tête de ce prestigieux établissement d’enseignement.
Je me suis réjoui aujourd’hui du prolongement annoncé de la ligne bleue du métro. Cette ligne longe tout notre campus montréalais : les stations Côte-des-Neiges, Université-de-Montréal et Édouard-Montpetit pour le campus principal et la station Parc pour les édifices qui abritent notre École de santé publique, notre école d’audiologie et orthophonie et plusieurs services administratifs. Bientôt aussi les stations Outremont et Acadie seront les portes d’entrée privilégiées de notre futur campus Outremont.
Depuis plusieurs mois, il règne un certain pessimisme à Montréal. Pourtant, je suis de ceux qui continuent de lui prédire un brillant avenir.
J’écrivais récemment à nos diplômés que « Montréal est une artiste ». Et que si notre ville est un foyer assez unique de créativité en Amérique du Nord, c’est notamment en raison de l’exceptionnelle concentration d’universités sur son territoire.