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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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Tous les recteurs s’interrogent à un moment ou un autre de leur mandat sur ce qu’est l’université, sur les différents modèles institutionnels qui existent et sur le délicat équilibre qui doit se faire entre les deux volets de la mission universitaire, l’enseignement et la recherche. Mais ce ne sont pas tous les recteurs qui consacrent à la question des écrits savants et documentés.
À mon initiative, l’Université de Montréal est actuellement engagée dans une large réflexion sur les modifications qu’elle pourrait apporter à son mode de fonctionnement. L’objectif : faire mieux et plus efficacement en enseignement et en recherche. Les membres de notre communauté sont en ce moment même consultés pour orienter les discussions quant à l’avenir de notre établissement. L’Université de Montréal doit se transformer. Non parce qu’elle va mal, mais parce qu’elle pourrait faire mieux ce qu’elle fait déjà très bien.
Cette lettre ouverte est parue dans l’édition du 13 février 2016 de La Presse.
Sous le titre « S.O.S. savoir », Paul Journet plaidait la semaine dernière pour une relance de l’économie québécoise qui passerait essentiellement par l’innovation et l’éducation. « Éduquer et innover. Voilà les deux verbes qui devraient guider Québec », écrivait avec aplomb l’éditorialiste de La Presse. Sa voix s’ajoute à plusieurs autres qui se sont prononcées ces dernières semaines en faveur d’une stratégie de développement économique axée sur le savoir.
Au cours des dernières semaines, des dizaines de milliers d’étudiants ont gagné les campus québécois. À l’Université de Montréal, ils sont toujours plus nombreux. Plus de 70 000 étudiants fréquentent maintenant l’UdeM et ses écoles affiliées, HEC Montréal et Polytechnique Montréal, c’est 47 % de plus qu’il y a 15 ans.
On me demande parfois quel est le plus grand risque pour l’Université de Montréal. Ma réponse a toujours été la même : une atteinte à notre réputation. Plus la réputation est bonne, plus le risque est grand. Et la réputation de l’UdeM est excellente.
Vendredi, je présentais devant la commission parlementaire sur le projet de loi 60 la position de l’Université de Montréal. Une position qui a reçu au préalable l’aval du conseil et de l’assemblée universitaire.
Cette semaine, je donnais une entrevue sur la position de l’Université de Montréal sur le projet de loi 60, connu par tous comme le projet de charte de la laïcité. L’Assemblée universitaire s’est penchée sur la question cette semaine et nous avons convenu que ce projet de charte ne répond pas aux besoins de notre université. Du même coup, les membres de notre assemblée ont tenu à réaffirmer l’infaillibilité des principes de laïcité, de neutralité de l’État et d’égalité entre les hommes et les femmes. Des principes, du reste, qui sont déjà coulés dans le ciment législatif de notre société.
Une récente étude des Nations unies place le Canada au 6e rang des pays les plus heureux dans le monde, après le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède.
Selon les auteurs, six facteurs clés façonnent le bien-être d’une population : le PIB réel par habitant, l’espérance de vie, avoir quelqu’un sur qui compter, la liberté perçue dans les choix de vie, être à l’abri de la corruption et la générosité. Le bonheur aurait aussi des effets secondaires bénéfiques. Les gens heureux vivraient plus longtemps, seraient plus productifs, gagneraient plus d’argent et seraient de meilleurs citoyens.
Depuis que le gouvernement a présenté son document d’orientation sur un projet de Charte des valeurs québécoises, nombreux sont ceux qui me demandent de prendre position, dénoncer, cautionner, critiquer, proposer. Bref, on souhaite que j’intervienne dans un débat public qui enflamme les pages des quotidiens, les émissions d’affaires publiques et les lignes ouvertes.
À l’heure où j’écris ces lignes, les jours de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) sont comptés, du moins dans la forme qu’on lui connaît depuis sa création, il y a 50 ans. Après l’Université Laval et l’Université de Montréal, la majorité des constituantes du réseau de l’Université du Québec ont fait savoir qu’elles se retireraient de l’organisme au cours des prochains mois. De plus, il ne faudrait pas oublier qu’en annonçant la création d’un Conseil national des universités, le Gouvernement signifiait qu’il allait récupérer des composantes actuelles de la CREPUQ.
L’un des meilleurs sites Web universitaires en ligne actuellement n’est l’œuvre d’aucune université. Il est le produit d’un établissement purement imaginaire. Il s’agit de Monsters University. Consultez-le et revenez lire la suite de ce billet après…