Passer au contenu

/ Recteur

Rechercher

Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

Suivez-moi!

Aujourd’hui, j’ai signé la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle.
Les universitaires sont les experts dans lesquels les Québécois ont le plus confiance. C’est ce que nous apprenions récemment dans un sondage annuel mené par la firme de relations publiques Edelman.
Un phénomène malheureux a pris de l’ampleur dans les dernières années, d’abord visible dans les commentaires diffusés sur le Web sous le couvert de l’anonymat, ensuite à visage découvert dans le débat public et dans la rue : c’est le manque d’empathie et de respect.
Je savais qu’André Dudemaine, un Innu, était un défenseur très actif des cultures des Premières nations – il a cofondé, entre autres, le festival montréalais Présence autochtone. J’ai découvert il y a quelques jours, lorsque nous lui avons remis un doctorat honoris causa, qu’il est aussi un grand orateur.
La campagne pour la mairie de Montréal a été chaudement disputée, mais l’Université de Montréal ne pouvait pas « perdre ses élections » : ce sont deux de nos diplômés qui s’affrontaient!
Les affaires d'inconduite sexuelle qui ont été récemment révélées à Hollywood, puis chez nous, au Québec, me choquent profondément. Les victimes sont nombreuses : ce sont des femmes, des hommes, des adultes comme des mineurs. On ne peut être que compatissant. Et irrité que ces situations inacceptables perdurent encore aujourd’hui.
Depuis que le gouvernement canadien a annoncé qu’il ira de l’avant avec son projet de légaliser le cannabis dès juillet 2018, de nombreuses réflexions ont été entreprises, ici, à l’Université de Montréal, comme ailleurs. Les enjeux soulevés par ce projet sont multiples, ils touchent une panoplie de secteurs et les délais sont courts.
Vous savez ce que j’aime le plus de la rentrée ? C’est un coup d’accélérateur social. On se lève un matin et, soudain, on sent partout dans la ville que le rythme a changé. Tout le monde semble avoir des fourmis dans les jambes, l’air décidé et la tête pleine de projets.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, nous a fait hier un double honneur. Celui, d’abord, de sa présence sur notre campus au jour 1 de la rentrée universitaire. Celui, aussi, d’avoir cité en exemple l’Université de Montréal alors qu’elle dévoilait aux médias sa stratégie pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel sur les campus du Québec.
Depuis la rentrée, il ne se passe guère une semaine sans que les médias fassent état de comportements déplacés, voire carrément inacceptables sur les campus du Québec.
En cette semaine de la rentrée, je suis porteur d’une excellente nouvelle. On a annoncé mardi la plus importante subvention de recherche de l’histoire de notre établissement : 93,6 millions de dollars pour soutenir nos efforts d’innovation en sciences des données.
Hier, en signe de deuil et de solidarité avec les Belges, nous avons mis le drapeau de la Belgique en berne à l’Université de Montréal. Ce drapeau ne flotte habituellement pas sur notre campus, mais c’est tout comme. L’Université libre de Bruxelles est l’un de nos plus précieux partenaires. Avec l’Université de Genève, nous formons le G3 de la Francophonie, un groupe de trois grandes universités généralistes qui a décidé en 2012 d’inaugurer un espace de libre-échange universitaire novateur.
La professeure Michèle Brochu, qui enseigne la physiologie à l’Université, a toute mon admiration. À chaque début de trimestre, elle amorce tous ses premiers cours en racontant l’histoire de Maxime, son fils cadet, qui s’est enlevé la vie à l’âge de 16 ans. Une profonde douleur qu’elle traîne en elle depuis le 28 février 2012. Et que tous ceux qui liront son témoignage partageront un peu avec elle.
Hier midi, nous avons tenu devant la tour de l’Université de Montréal une vigile pour manifester notre solidarité la plus totale avec les peuples français et libanais, qui ont été frappés la semaine dernière par la tragédie.
Le quotidien du recteur d’une université n’est pas banal. Hier soir, mon cœur a vibré au rythme d’un tambour autochtone. Nous avons lancé, en même temps que la Semaine autochtone à l’UdeM, de nouveaux programmes en études autochtones.