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Carnet du recteur

Le Carnet du recteur, c’est ma façon de parler autrement de l’université, de jeter un regard curieux sur ce qui se fait ailleurs dans le monde et de contribuer au débat public sur l’enseignement supérieur au Québec.

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« Le Québec s’illustre en matière d’études postsecondaires complétées », titrait un réseau d’information la semaine dernière à la suite de la publication par Statistique Canada de ses Indicateurs de l'éducation au Canada : une perspective internationale. Cette étude récente, inspirée du rapport annuel de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur l'éducation, permet de comparer le Canada et les provinces aux pays membres de l’OCDE selon toute une série de critères, comme le nombre d’étudiants étrangers, le financement des réseaux d’éducation ou encore le taux de diplomation.
Je vous annonce que, depuis lundi, nous avons un nouveau pavillon sur notre campus. Il embaume le sapin, la fumée et le pain banique : c’est le Shaputuan, la grande tente érigée au-dessus du garage Louis-Colin dans le cadre de la semaine de rencontres autochtones.
Le Sommet a réglé la question des droits de scolarité, mais non celle du financement de nos universités.
J’ai rappelé à quelques reprises qu’il est important de s’appuyer sur des faits et des données sûres pour poursuivre le débat sur l’éducation. Les chiffres ne manquent pas dans ce domaine et nul doute qu’on pourra m’en opposer d’autres. Mais j’aimerais en faire valoir quatre qui me paraissent révélateurs des difficultés que nous rencontrons à soutenir nos universités.
On l’oublie trop souvent : l’enseignement supérieur au Québec est gratuit à 25 %.
Partout ailleurs en Amérique du Nord, le cursus universitaire de premier cycle est d’une durée de quatre ans. Au Québec, le baccalauréat se fait en trois ans. La dernière année du cégep, qui est gratuite, correspond à la première année des études universitaires ailleurs au Canada et aux États-Unis.
L’accessibilité est inscrite dans l’ADN des universités publiques. Et comme toutes les universités sont publiques au Canada – à l’exception de Quest University –, on peut dire que l’accessibilité est une préoccupation commune à l’ensemble des établissements du pays. Elle l’est assurément à l’Université de Montréal, où 27 % des étudiants admis proviennent de quartiers défavorisés.
Jeudi et vendredi derniers, j’ai participé à la rencontre thématique sur la gouvernance et les finances des universités. Il s’agissait de l’une des quatre rencontres préliminaires au Sommet sur l’enseignement supérieur, qui aura lieu à la fin février.