Carnet du recteur

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Un réseau universitaire à 18 vitesses

25 février 2013 13 h 29 | Vers le Sommet, Autonomie universitaire

Chaque année, l’UdeM diplôme plus de 11 000 étudiants dans tous les grands secteurs de l’activité humaine. C’est, et de loin, le principal contingent de diplômés au Québec et pour nous, c’est très certainement la forme la plus concrète de notre contribution au développement de la société québécoise. Le Québec a un besoin criant de personnes qualifiées dans une foule de domaines, que ce soit les soins de santé, l’éducation primaire et secondaire, la fonction publique, les entreprises de toute taille ou encore, la R-D.

Mais il est une contribution moins connue de l’UdeM : c’est sa contribution scientifique. Si Montréal est la capitale de la recherche au Canada, c’est en partie grâce à l’Université de Montréal. La recherche est une exploration et je souhaite que tout le Québec nous accompagne dans cette aventure, comme nous l’accompagnons dans la marche vers un monde meilleur, plus équitable et mieux informé.

Ce qui m’amène à évoquer la délicate question de la différenciation des missions universitaires. Certains ont avancé que ce serait s’orienter vers un système à deux vitesses : les universités de recherche d’un côté, les universités de premier cycle à vocation sociale de l’autre. C’est un faux débat. Toutes les universités font de la recherche, même si elles n’en font pas toutes avec la même intensité.

Le problème, c’est que nous gommons des différences qui existent dans la réalité d’un établissement à l’autre. D’ailleurs, il n’y a qu’au Québec où l’on parle « des universités » comme si elles formaient un parc éducatif indistinct. Aux États-Unis, on ne parle pas des universités, on parle de Harvard, de Princeton, de Yale, UCLA. En Grande-Bretagne, la London School of Economics ne saurait être confondue avec la Said Business School d’Oxford.

Chaque établissement universitaire du Québec a ses particularités et ses domaines d’excellence. Qui sait que l’Université du Québec à Chicoutimi se démarque par son expertise en génétique des populations? Que l’UQAR est une référence en recherche océanographique ? Que l’UdeM est la seule à offrir la médecine vétérinaire en français en Amérique du Nord? Ce n’est pas un système à deux, mais bien à dix-huit vitesses qu’il nous faut!

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