Carnet du recteur

Répétons-le, encore et encore : Sans oui c’est non!

20 octobre 2017 10 h 25 | L’Université citoyenne

Les affaires d'inconduite sexuelle qui ont été récemment révélées à Hollywood, puis chez nous, au Québec, me choquent profondément. Les victimes sont nombreuses : ce sont des femmes, des hommes, des adultes comme des mineurs. On ne peut être que compatissant. Et irrité que ces situations inacceptables perdurent encore aujourd’hui.

En même temps, je ressens de la fierté pour tous ceux et celles qui ont eu le courage de dénoncer leur agresseur ou leur harceleur. On sent clairement que le vent tourne.

C’est ce vent de changement qui a porté la campagne de sensibilisation au consentement sexuel Sans oui c’est non, que la Fédération des associations étudiantes de l’UdeM a lancée avec nous sur le campus il y a deux ans et qui, depuis, a été adoptée par 16 autres universités et 29 cégeps. J’entends souvent dire que la ligne est mince entre la séduction et le harcèlement. Non, elle ne l’est pas. S'il n'y a pas de réciprocité exprimée clairement, cela signifie non, point final. C’est le message principal de Sans oui c’est non.

Aujourd’hui, plus que jamais, je souhaite que ce message soit porté au-delà des campus des universités et des cégeps. Il doit être entendu dans tous les milieux de travail. Parce que Sans oui c’est non ne cible pas que de potentiels harceleurs ou agresseurs. Le message s’adresse aussi à tous les autres. Aux victimes, il dit : « Ce qui vous arrive n'est pas acceptable ». Et aux témoins, il dit : « Ce que vous voyez n’est pas tolérable ».

Nous savons qu’il reste du travail à mener, ici même sur le campus et ailleurs également, pour que les processus de traitement des plaintes permettent aux victimes de mieux être accompagnées. Nous nous attaquons à cette question fort importante depuis plusieurs mois et je suis confiant que nous parviendrons à mettre en place les mesures nécessaires.

Je souhaite également que la sensibilisation et la formation soient disponibles partout. Parce que oui, la dénonciation est essentielle. Mais c’est l’éducation qui, au final, est le meilleur outil pour faire évoluer les mentalités.

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