Carnet du recteur

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L’UdeM, une université fière de sa langue

25 février 2014 13 h 39 | Langue française

Peu de gens savent que le « um » qui suffixe Termium, la grande banque terminologique du gouvernement fédéral, désigne l’Université de Montréal. C’est sur notre campus, en effet, qu’est né dans les années 60 le projet de constituer un outil de référence terminologique adapté aux conditions d’expression d’un des rares pays officiellement bilingues. En 1975, Ottawa fit l’acquisition de cette formidable somme linguistique pour la mettre à la disposition du public, au plus grand bonheur de milliers de traducteurs et d’interprètes.

Autant dire que ce n’est pas d’hier que la langue française est un objet d’études, de transmission, de passion à l’Université de Montréal. Elle est la langue d’enseignement pour des milliers de professeurs et plus de 65 000 étudiants. Elle est la langue de travail pour les quelque 5000 personnes qui travaillent dans nos murs. Et elle est la langue qui nous définit comme établissement universitaire à la face du monde.

La langue française n’est sans doute pas aussi assiégée que l’avancent certains. Mais il ne fait pas de doute que son usage en milieu universitaire, où l’anglais domine nettement dans certains domaines de recherche, pose des défis particuliers aux établissements de langue française. C’est pourquoi nous venons de mettre sur pied un bureau de valorisation de la langue française. Son mandat : renforcer le statut de l’UdeM comme grande université francophone, en actualisant sur notre campus le formidable héritage du français comme vecteur de transmission de la connaissance. Le projet sera mené sous l’autorité d’une sommité dans le domaine, la professeure Monique Cormier, inspiratrice des Journées québécoises des dictionnaires.

Il n’y a là rien d’étonnant à ce que l’une, sinon la plus importante université de la Francophonie, se dote d’un tel organe de promotion du français. Comme le souligne Monique Cormier en entrevue à Forum, l’UdeM a toujours été « une université dont l’identité est soudée à la langue française ». C’est parce que nous l’avons chevillée au corps – et au corps enseignant en particulier! – que nous voulons promouvoir la langue française.

Car le français est plus qu’une langue : c’est un héritage. Et nous sommes très fiers de pouvoir en assurer la transmission aux générations futures. 

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