Carnet du recteur

Les vertus du dialogue

19 janvier 2017 13 h 55 | Gouvernance

Depuis hier, je tiens des séances d’information et d’échanges libres sur un sujet plutôt aride : la réforme de la Charte de l’Université de Montréal.

Et pourtant, une trentaine de membres de notre communauté se sont déplacées – et j’en attends autant la semaine prochaine – pour nous entendre, le secrétaire général et moi, exposer les changements que le Conseil souhaite apporter à la charte, pour nous poser des questions et pour faire des propositions de modifications au texte provisoire de la charte modifiée. Cet exercice, qui mobilise de nombreux groupes sur notre campus, devra se conclure par l’aval du législateur puisque notre charte est une loi et que, comme toute loi, elle doit faire l’objet d’un projet de loi pour être modifiée et adoptée par les parlementaires québécois.

J’aime ces échanges, car à partir, par exemple, d’une disposition très technique sur la composition ou le rôle de la Commission des études, la discussion s’oriente soudain sur des aspects très concrets de notre travail. Ce sont des moments où le juridique, l’académique et l’administratif se rejoignent, dans l’intérêt supérieur de notre établissement.

C’est pourquoi je tiendrais ces rencontres, même si une seule personne de notre communauté devait y participer. Il faut dialoguer pour avancer. C’est l’essence même de notre démocratie, c’est l’essence aussi des institutions dans une société démocratique.

Notre charte joue un rôle central dans le fonctionnement de notre établissement. C’est elle qui établit l’existence des corps universitaires, qui en définit les rôles et responsabilités, qui formule les règles générales de leurs compositions respectives. Les changements que nous voulons y apporter, et dont vous pouvez prendre connaissance sur notre site Web, ne sont pas révolutionnaires : ils visent surtout à donner une plus grande place à nos diplômés et à moderniser le fonctionnement général de notre établissement.

La dernière fois que nous avons modifié notre charte, c’était en 1967, « année de l’Expo ». Une année phare de notre imaginaire collectif où, pendant que Montréal s’ouvrait au monde, l’UdeM, synchrone avec la société québécoise, se détachait de la tutelle de l’Église pour devenir laïque – certains disent même : pour devenir véritablement universitaire.

2017 sera, je l’espère, une année de renouveau pour la grande famille de l’Université de Montréal. Une occasion de faire de l’UdeM une université authentiquement moderne. En dialoguant. Toujours.

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