Carnet du recteur

La loterie universitaire

12 octobre 2017 15 h 00 | Montréal, métropole universitaire , Étudiants

Depuis que les presses française et québécoise se sont intéressées à notre opération de recrutement à l’intention des étudiants français exclus de l’enseignement supérieur hexagonal, il ne se passe guère une journée sans qu’une connaissance, un professeur, un donateur ne me fassent la remarque, toujours à peu près la même : « Alors, comme ça, l’UdeM recrute les rejets du système français ? »

Ce n’est pas tout à fait ça. Je dirais même : ce n’est pas ça du tout !

Il faut savoir qu’il existe en France un système de « tirage au sort » des étudiants qui souhaitent entreprendre des études à l’université. Ce système, appelé APB pour Admission Post Bac (le bac est l’équivalent du DEC ici), permet de réguler le nombre d’entrées dans un réseau universitaire qui n’exerce pas de sélection sur la base du dossier scolaire comme on le fait dans le réseau nord-américain. Des étudiants, avec d’excellents dossiers scolaires, se voient ainsi interdire pour l’année en cours l’accès aux universités.

Pour des raisons qui semblent liées à la fois aux compressions imposées par le gouvernement d’Emmanuel Macron et à une hausse significative des demandes d’admission, le système APB a rejeté cette année un nombre anormalement élevé de candidats à l’admission. Ce qui a provoqué un grand désarroi auprès de toute une cohorte de lycéens, dont certains, je le répète, ont obtenu des notes exemplaires pendant leurs études secondaires, comme en témoigne cet article.

C’est dans ce contexte que nous avons lancé notre campagne. Nous collaborons avec la France depuis plusieurs décennies et nos conseillers en recrutement, dont certains sont d’origine française, ont de bonnes antennes là-bas : ils savent ce qui se passe sur le terrain. Je n’irai pas jusqu’à dire que nous avons fait œuvre humanitaire. Mais il n’y a rien de mal à attirer ici des étudiants qui veulent entrer à l’université, parlent le français et ont un bon dossier. C’est même une excellente nouvelle pour le Québec qui s’enrichit de talents.

Un autre aspect de notre campagne en France permet de faire connaître une particularité de notre université : il est possible d’y entreprendre ses études au trimestre d’hiver.

Je précise enfin que nos critères d’admissibilité demeurent les mêmes pour les étudiants québécois, français ou d’ailleurs. Tous nos candidats  sont évalués au mérite, sur la base de leur dossier scolaire et, dans certains programmes, en fonction de tests d’admission spécifiques.

À vous, étudiants français qui ont vu leurs espoirs déçus par l’APB et qui ont réussi à être admis chez nous, je vous souhaite de passer un magnifique hiver québécois dans la plus chaleureuse des universités de Montréal!

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