Messages à la communauté

Budget de fonctionnement de l'UdeM 2015-2016

Le budget de fonctionnement 2015-2016 de l’UdeM: un message du vice-recteur aux finances et aux infrastructures

2 avril 2015

Plus tôt cette semaine, le Conseil de l’Université de Montréal a adopté le budget de fonctionnement que l’Université s’est donné pour l’année 2015-2016. Un budget placé encore une fois sous le signe des compressions, du déficit et d’un contrôle très serré des dépenses.

Croissance des activités, décroissance des revenus

En résumé, nous devrons consentir un effort budgétaire global de 13,1 M$ pour maintenir notre déficit au niveau autorisé par le Conseil, soit 5,8 M$. Les facultés verront leurs enveloppes réduites de 1,9 % et les services, de 1,2 %. Depuis la première ronde de compressions lancée par Québec en 2012, l’UdeM a vu la base de son financement gouvernemental réduite de 53,7 M$ sous forme de compressions nettes et de manque à gagner, soit près de 11 % de la subvention qui lui est versée par le Ministère.

La cause de cette rigueur budgétaire est bien connue. Les universités québécoises, comme tous les organismes publics et parapublics, sont en ce moment l’objet de compressions gouvernementales importantes. Et la simple indexation des droits de scolarité est nettement insuffisante pour pallier la baisse du financement public. Pour la première fois depuis plus de 15 ans, les revenus de l’UdeM baisseront, en termes réels, par rapport au budget de l’année précédente. Et ce n’est pas parce que nous accueillerons moins d’étudiants : au contraire, nous anticipons une nouvelle hausse des inscriptions en 2015-2016.

L’Université contrôle-t-elle ses dépenses? Oui, sans aucun doute. Depuis 2012, nos dépenses ont augmenté modestement de 5,6 %, tandis que le nombre d’étudiants augmentait, lui, de 7,3 % et que nos coûts de système croissaient de 2 à 3 % par an. En l’absence de revenus suffisants, nous nous sommes astreints à des compressions internes qui totalisent sur quatre ans 34,7 M$.

De nouvelles compressions à prévoir

Ce budget, il est important de le souligner, a été préparé avant l’adoption du Budget du Québec, la semaine dernière. Or, Québec a annoncé de nouvelles coupes au réseau universitaire, de l’ordre de 70 M$. Nous sommes à évaluer l’impact précis que cette nouvelle compression pourrait avoir sur nos finances, mais il est clair qu’elle excèdera les 3,3 M$ de compressions gouvernementales que nous avions prévues dans notre document budgétaire.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que les coupes gouvernementales actuelles ne sont assorties d’aucun plan de réinvestissement à long terme. En 2012, on pouvait parler de compressions transitoires, et de lumière au bout du tunnel après une cure minceur. De provisoire, la cure est devenue définitive. Et c’est la nouvelle réalité budgétaire avec laquelle il nous faudra composer dans les années à venir.

Nous n’en sommes pas encore à adopter des mesures draconiennes, comme un programme de départ volontaire à la retraite. Mais il est clair que les contraintes qui pèsent sur nos finances nécessiteront l’adoption de mesures pérennes de réduction de nos dépenses au cours des prochaines années. Des groupes de travail ont été formés pour faire des propositions en ce sens à la direction et nous aurons l’occasion de vous communiquer le fruit de leurs travaux au cours de l’année qui vient.

Entretemps, je vous invite à lire le mot du recteur du document budgétaire, ainsi que les sections Le budget en 10 chiffres et Sommaire, pour avoir une bonne idée de notre situation financière. La section Cadre financier offre par ailleurs des informations factuelles sur l’état de sous-financement des universités québécoises, et de l’UdeM en particulier.

Le vice-recteur aux finances et aux infrastructures,

Éric Filteau