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Le REM, ou la fin des enclaves

En donnant le coup d’envoi, cette semaine, aux travaux de construction du tout nouveau Réseau express métropolitain (REM), le gouvernement du Québec, CDPQ infra, la Ville de Montréal, avec l’appui de leurs partenaires et du gouvernement du Canada, ont posé un geste structurant qui changera notre regard sur la ville.

Depuis longtemps, des quartiers très dynamiques, comme Côte-des-Neiges, étaient mal desservis en matière de transports en commun. La donne changera avec le REM, et de façon spectaculaire.

Lorsque mes prédécesseurs ont choisi d’installer l’Université de Montréal sur le flanc nord du mont Royal, dans les années 1920, un des facteurs décisifs de ce choix était l’isolement relatif du quartier. À cette époque, on souhaitait un campus où règneraient « la tranquillité et le recueillement nécessaires aux études sérieuses », sur le modèle des campus américains.

Cet idéal est encore bien vivant aujourd’hui et l’éducation doit demeurer une sorte de sanctuaire. Mais un sanctuaire décloisonné, ouvert, « connecté » à son environnement, près des citoyens et au diapason de la ville où son travail se fait sentir. C’est d’ailleurs cette conception de l’université qui domine largement aujourd’hui, y compris dans le milieu universitaire!

Avec l’arrivée prochaine du REM, directement relié à la station Édouard-Montpetit sur la ligne bleue du métro, notre campus ne sera plus qu’à quatre minutes du centre-ville. Les professeurs des universités du centre-ville qui ont des projets de recherche en commun avec nos professeurs pourront se rendre sur notre campus en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire un courriel. Et une quinzaine de minutes suffira à nos étudiants qui résident à Brossard, sur la Rive-Sud, pour venir suivre leurs cours au pavillon Roger-Gaudry. Même temps de trajet pour nos employés qui partent de Deux-Montagnes, sur la Rive-Nord ou pour nos professeurs qui iront à l’aéroport pour participer à des congrès internationaux.

Le REM signe de façon définitive la fin de l’isolement de Montréal comme île et de notre campus comme enclave. Relier les quartiers de la ville et favoriser la mobilité en tout respect de l’environnement, voilà une petite révolution qui doit être saluée.